FBF : Refus de visa aux joueurs béninois, le nouveau ministre doit s’implique

c’est une affaire au départ banale, un simple refus de donner le visa à un béninois en partance pour la France. Elle est devenue vite une affaire d’état et nécessite l’intervention du ministre  béninois des sports. Le tout nouveau ministre des sports, puisque l’ancien a montré ses limites et compétences et doit débarrasser le plancher. MODESTE KEREKOU aussi jeune soit-il – il n’a pas été capable de s’investir, pour trouver une solution à ce nouveau drame qui frappe le football béninois. Son  manque de courage, et son indécision ont eu raison de lui. Il est entré dans l’histoire du football béninois par la petite porte.

Le rêve de tout footballeur Africain est de traverser la mer et de monnayer son talent en Europe. C’est le souhait de toute une vie, c’est cet envie, qui vous pousse à quitter le  Collège d’enseignement du marché dantopka et à vous rendre à pied au stade de l’amitié de kouhounou pour  une séance d’entraînement. Vouloir  jouer sur les pelouses européennes vous transcende, jusqu’à aller au clash avec les parents. C’est le sacrifice de toute une vie, c’est  l’idée de pourvoir venir en aide aux parents, aux cousins ,aux tantes et amis qui vous motive davantage  à avaler des kilomètres de footing, à  donner le meilleur de soi même pour se faire remarquer par les recruteurs, ou à se faire accepter par les centres de formations béninois. Et quand pour des raisons stupides, on vous bloque à la porte de la traversée, c’est le monde qui s’effondre, le vôtre surtout, c’est l’œuvre de tant d’années qui s’efface.

AFFO GNABO bloque tout le monde

J’ai évoqué dans ma  chronique du lundi dernier, le cas des quatre joueurs du centre de formation Sébastien Ajavon (CIFAS) à qui le consulat français  a refus de donner les visas d’entrée. TAMOU AFISSOU, KOMI FOOVI, WINSOUVI Bienvenu et  ACAKPOVI Hyacinthe devraient passer un test à VANNE FC (club de ligue 2 française), ils ne verront pas de si tôt la couleur de la pelouse du club breton. Chaque jour qui passe apporte son lot de joueurs béninois qui grossisse le rang des recalés. BASTIA, le club corse à invité pour cette semaine le béninois  BOURAIMA GUN pour un test, le jeune joueur ne verra jamais la couleur du visa. Deux joueurs de l’US KRAKE vont connaitre bientôt la même mésaventure, ils vont déposer dans quelques jours une demande de visa pour un test en France et en Allemagne.

Parce que AFFO GNABO  a fugué  lors du tournoi de MONTAIGU en France ,le consulat français a fermé le robinet de visa…On peut déplorer la punition collective infligée à tous les autres joueurs béninois,  et demander aussi des comptes au consulat français, mais une telle entreprise (ce qui est déjà en cours)  ne doit pas nous empêcher de situer les responsabilités et surtout celles du ministère béninois de la jeunesse et des sports. C’est l’équipe nationale cadette du bénin qui a participé à ce tournoi, même si c’est l’homme d’affaire béninois et propriétaire du  (CIFAS) qui a financé le déplacement des joueurs.LA recherche de Affo gnabo  incombe donc au gouvernement béninois. Or aucun effort n’a été fait pour aider le CIFAS  à retrouver le joueur .Malgré tous les documents envoyés par le CIFAS au ministère ( relevé d’appel téléphonique du joueur à ses parents, l’arrestation du papa du joueur pour qui semble être au courant de la fugue de son fils, la saisine du procureur de bassila village originaire du joueur, le compte rendu détaillé fait au consulat français pour l’avertir des efforts de recherche)  MODESTE KEREKOU  le ministre des sports est resté de marbre, c’était pas sa priorité, c’est pas l’un de ses parents qu’on empêche de faire un test en France.

‘’ Je peux appeler le consulat français et obtenir un visa aux joueurs, mais s’il se passe quelque chose ce sera de ma responsabilité ‘’  a confié  le président SEBASTIEN AJAVON à son entourage.

On ne peut pas non plus mettre un gendarme derrière chaque joueur qui voyage, on peut  seulement  les dissuader de fuguer en mettant la pression sur leurs parents et surtout leur expliquer qu’ils ne peuvent jamais concrétiser leur rêve  en devenant sans papier en France ou ailleurs. C’est un travail de longue haleine de pédagogie et de communication et c’est le rôle de toutes les équipes, de tous les centres de formation et surtout celui du gouvernement béninois qui fait preuve d’une surdité coupable.

On ne peut pas briser la carrière de jeunes béninois, détruire leur rêve et rester à son ministère, la presse  sportive  béninoise une fois encore  s’est emparé du problème, même si  ce n’est pas le vrai motif du départ de MODESTE KEREKOU de son ministère, son incapacité tout au long de son mandat à régler la crise qui secoue le football béninois lui a été fatale.

Le nouveau ministre des sports  dont on attend la nomination (nos sources parlent de DIDIER AKPLOGAN), doit prendre le taureau par les cornes, et permettre rapidement aux jeunes joueurs de répondre aux invitations des clubs européens qui les sollicitent. C’est la fin de la saison, le moment idéal aux clubs de revoir leur effectif, de tester de nouveaux joueurs et pour une fois que des béninois sont sollicités en nombres,  le gouvernement doit prendre ses responsabilités, le ministre des sports doit s’impliquer personnellement et dénouer dans les plus brefs délais ce problème de visa avant de s’attaquer à la crise qui secoue le football béninois depuis le 20 décembre 2010,ça commence par faire long, et le tribunal arbitral des sports (TAS)  saisi par le camp des démissionnaires ne se prononcera pas avant le 6 juin prochain

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