Can 2012:le point des préparatifs au Gabon.

Can Gabon 2012Le stade de « l’amitié sino-gabonaise », d’une capacité de 35.000 places environ, à Libreville, et celui de Franceville, 20.000 places, dans la province du Haut-Ogoué, principaux sites retenus pour abriter les matchs éliminatoires de la phase finale de la Can, sont en phase d’achèvement. D’ailleurs, de part et d’autre, les tribunes sont apparentes et les ouvriers sont à l’œuvre. C’est aussi le cas dans la plupart des autres stades prévus pour les entraînements des différentes équipes, où les travaux sont exécutés à près de 80%. Seul le stade omnisports président Bongo, initialement retenu pour accueillir la finale, fait l’objet de quelques inquiétudes. D’ailleurs, à Libreville, les uns et les autres émettent déjà des réserves quant à son opérationnalité. « Si on est sûr qu’il ne sera pas prêt au début de la Can, on souhaite tout au moins qu’il le soit pour la finale », espère le chef de service des Sports à la RTG.

Côté transport, interurbain, c’est la même inquiétude. A partir de Libreville, deux moyens de transport permettent de se rendre à Franceville, seconde ville du Gabon retenue pour accueillir des matchs de la Can : l’avion et le train. Ce dernier est le plus sollicité. Le tarif du transport, entre Owendo, une banlieue de Libreville, où se situe la gare ferroviaire, et Franceville, est de 32.100 Francs Cfa (au minimum).

Ces derniers mois, le public n’est pas très rassuré par le Transgabonais. « Il ne se passe presque plus une semaine sans qu’il y ait des perturbations sur ce réseau », s’indigne Michel N. Conscients de cette situation, les responsables de la Société d’Exploitation du Transgabonais (Setrag) ont tout récemment annoncé l’arrivée de nouvelles locomotives. Mais, selon certains, le problème se trouve ailleurs. « Il faut réaménager les rails à certains endroits », pensent-ils.

Par ailleurs, sur le plan des infrastructures hôtelières, les autorités gabonaises ont préféré, en dehors des deux grands hôtels de Libreville, miser sur les résidences hôtelières. Ainsi, plusieurs logements ont vu le jour à Angondjé, au nord de la capitale gabonaise, où se construit le stade dit de « l’amitié sino-gabonaise », et même dans les quartiers chics alentours. C’est le cas à la Sablière où se situe la résidence le Maïcha.

Malgré la présence de grands chantiers d’aménagement qui rendent la circulation difficile dans la capitale gabonaise, les populations restent septiques quant à la Can. « On ne sent pas encore cet événement. Tant, beaucoup reste à faire sur le plan des infrastructures et même en ce qui concerne les mentalités », déclare Constant Obame, un résidant de Libreville. C’est normal, pense-t-on du côté du COCAN. En dehors de quelques ballons disséminés çà et là dans la mer, où l’on peut lire « Can 2012 », et des Journées nationales des Panthères, lancée le 4 juin dernier, la communication sur cet événement est encore un peu timide. « Bientôt, tout ira très vite », affirme-t-on au COCAN.

Dès la mi-juillet, on annonce la présentation du Gorille comme mascotte officielle de la Can Gabon-Guinée équatoriale. Puis, vont suivre d’autres actions de communication d’envergure à l’instar de l’habillage de Libreville et de Franceville, entre autres, aux couleurs de la Can « Gaguie ». « Le but recherché sera de voir les populations s’approprier ce grand événement sportif », avoue-t-on du côté du Cocan.

Alain-George Ngamou

Cameroon Tribune/28/06/2011

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