Le projet de la FIFA visant à ouvrir le capital de ses activités commerciales liées à la Coupe du monde continue de provoquer des remous. Après les premières réactions de plusieurs acteurs du football, c’est désormais la Fédération Française de Football (FFF) qui exprime officiellement ses réserves.
Dans un communiqué, l’instance dirigeante du football français affirme ses « interrogations » et ses « très vives inquiétudes » face à une réforme qu’elle juge déterminante pour l’avenir du football mondial.
La FFF réclame de la transparence avant toute décision
Pour la Fédération française, un projet d’une telle ampleur ne peut être adopté sans un véritable débat. Elle estime que la perspective de faire entrer des investisseurs extérieurs dans les revenus de la Coupe du monde nécessite une information complète, une concertation approfondie et un processus de décision totalement transparent.
La FFF souligne que ces conditions ne sont, à ce stade, pas réunies. Elle refuse donc de se prononcer sur le fond tant que l’ensemble des modalités du projet n’auront pas été présentées aux fédérations membres.
L’instance française affirme toutefois vouloir participer activement aux discussions à venir et indique qu’elle formulera ses propositions une fois tous les éléments connus.
Une pression grandissante sur la FIFA
Cette prise de position intervient quelques heures après les premières réserves exprimées par plusieurs acteurs du football européen. Si la FIFA présente son projet comme un moyen d’accroître les ressources financières destinées au développement du football mondial, ses détracteurs redoutent une transformation profonde de la gouvernance du sport le plus populaire de la planète.
Avec l’entrée en scène de la Fédération française, l’opposition gagne en poids. La voix de la FFF, l’une des fédérations les plus influentes au monde, pourrait encourager d’autres associations nationales à demander davantage de garanties avant de se prononcer.
Le débat dépasse désormais la seule question financière. Il porte sur la gouvernance du football mondial, la place des fédérations dans les décisions stratégiques et l’avenir de la compétition la plus prestigieuse de la planète.
Les prochaines semaines s’annoncent décisives. Entre les fédérations favorables au projet, celles qui réclament davantage de transparence et les opposants les plus fermes, la FIFA devra convaincre si elle veut faire aboutir une réforme qui pourrait redessiner durablement l’économie de la Coupe du monde.
Marie Jurince LOKO