La VAR doit-elle enfin revenir à sa mission initiale ?

La VAR doit-elle enfin revenir à sa mission initiale ?

Longtemps présentée comme la solution aux erreurs d’arbitrage, la VAR est aujourd’hui au cœur de nombreux débats. Entre interventions jugées excessives, longues interruptions et décisions controversées, son utilisation divise de plus en plus les acteurs du football.

Réunis avec les représentants des 55 fédérations européennes, l’UEFA et l’International Football Association Board (IFAB) ont récemment affiché une position commune : la VAR doit retrouver son rôle d’origine. Le mot d’ordre est désormais clair : « intervention minimale, bénéfice maximal ».

Une technologie appelée à intervenir uniquement en cas d’erreur manifeste

Depuis son introduction, la vidéo a profondément transformé l’arbitrage. Elle a permis de corriger des erreurs importantes sur les buts, les penalties, les cartons rouges directs ou encore les cas de hors-jeu.

Mais au fil des saisons, de nombreux observateurs estiment que son champ d’action s’est progressivement élargi. Certaines décisions sont revues pour des contacts minimes ou des situations très subjectives, donnant parfois l’impression que la vidéo remplace le jugement de l’arbitre de terrain.

C’est précisément ce que souhaitent éviter les responsables européens de l’arbitrage. Selon eux, la VAR ne doit intervenir que lorsqu’une décision est clairement et manifestement erronée, sans remettre systématiquement en question chaque action litigieuse.

L’objectif est double : préserver l’autorité de l’arbitre central tout en réduisant les longues interruptions qui nuisent au rythme des rencontres.

Vers un football plus fluide et plus crédible ?

Le principe défendu par l’UEFA et l’IFAB pourrait marquer un tournant dans l’utilisation de la vidéo. En limitant les interventions aux erreurs évidentes, les instances espèrent rendre les matches plus fluides et renforcer l’acceptation des décisions arbitrales.

Cette philosophie rappelle que la VAR n’a jamais été conçue pour rendre un arbitrage parfait, mais pour éviter les injustices les plus flagrantes.

Reste désormais à savoir comment cette orientation sera appliquée dans les différentes compétitions européennes. Si elle est respectée, les supporters pourraient assister à moins d’interruptions, à davantage de continuité dans le jeu et à un retour de la spontanéité lors des célébrations de buts.

La technologie restera un outil précieux, mais elle pourrait bientôt retrouver ce qu’elle n’aurait peut-être jamais dû perdre : un rôle d’assistance, et non de substitution, à l’arbitre.

Marie Jurince LOKO

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