L’instance faîtière du football béninois sollicite l’intervention des autorités afin d’éviter une crise financière au sein des clubs de troisième division.
La question des subventions accordées aux clubs de Ligue 3 continue de faire réagir. Face à la non-attribution des aides financières prévues pour la saison 2025-2026, la Fédération Béninoise de Football (FBF) a décidé de passer à l’action. Dans un courrier adressé au Ministre des Sports ainsi qu’au Président de la République, l’instance dirigeante du football national plaide pour le maintien exceptionnel de ces subventions jusqu’à la fin de l’exercice en cours.
Cette démarche intervient dans un contexte où plusieurs clubs de troisième division sont déjà engagés dans la compétition et ont construit leur saison en tenant compte de cet accompagnement financier. Une suppression immédiate des subventions pourrait fragiliser leur fonctionnement, compromettre leurs engagements sportifs et mettre en difficulté l’organisation même du championnat.
Consciente des réformes engagées par les autorités en faveur du développement du football à la base et de la jeunesse, la FBF réaffirme son soutien à cette nouvelle orientation. Toutefois, elle estime qu’une application immédiate de la mesure en pleine fin de saison risquerait d’avoir des conséquences importantes sur les clubs concernés.
L’institution présidée par le président Mathurin de Chacus propose ainsi une transition progressive. Elle suggère que la réforme soit pleinement appliquée à partir de la saison 2026-2027, laissant ainsi aux clubs le temps nécessaire pour s’adapter à ce nouveau cadre.
À travers cette prise de position, la FBF entend préserver la stabilité du football béninois tout en accompagnant les ambitions de modernisation du secteur. L’objectif est de trouver un équilibre entre les exigences de la réforme et les réalités économiques auxquelles sont confrontés les acteurs de terrain.
En saisissant les plus hautes autorités du pays, la Fédération démontre sa volonté de défendre les intérêts des clubs tout en garantissant la continuité et la crédibilité des compétitions nationales. Une démarche qui pourrait s’avérer déterminante pour l’avenir immédiat de la Ligue 3 et, plus largement, pour l’équilibre du football béninois.
Marie Jurince LOKO