Capitaine des premières heures de Sitatunga FC, Kadnel Lotsu évolue en Europe depuis plusieurs saisons. L’ancien défenseur central du club de Calavi a connu toutes les promotions de l’Antilope aquatique, de la D4 jusqu’aux championnats professionnels. Au micro de Beninfootball, il revient sur cette belle épopée, son actualité en Albanie et ses liens toujours très forts avec Sitatunga FC.
On vous a perdu de vue depuis quelques années, mais vous avez tout de même laissé de très bons souvenirs aux amateurs de football à Calavi.
Kadnel : Ah oui, ce sont également de très bons souvenirs pour moi. Je me rappelle encore, comme si c’était hier, des finales que nous avions disputées en championnat amateur. Il fallait d’abord affronter l’un des meilleurs clubs de Ouidah dans notre catégorie, puis enchaîner plusieurs finales, notamment un match décisif à Lokossa. Et enfin, il y a eu cette victoire à Bohicon, sous une pluie battante. Ce sont des souvenirs que je n’oublierai jamais. J’en reparle encore aujourd’hui avec mes anciens coéquipiers. Toutes ces aventures en D4 puis en D3 font désormais partie de notre histoire et de notre vie.
Comment se passe votre aventure en Albanie ?
J’évolue actuellement en deuxième division. Les débuts ont été compliqués. Il a fallu faire face à la barrière de la langue et s’adapter à une nouvelle culture ainsi qu’au mode de vie local. Franchement, les premiers mois ont été très difficiles. Mais aujourd’hui, tout va bien. Mon club, le FK Tomori, a terminé le championnat à la 5e place. J’ai disputé 12 matchs sur les 18 possibles, inscrit 2 buts et écopé de 4 cartons jaunes.
Quatre cartons jaunes, c’est presque normal (rires), mais deux buts, c’est plutôt une nouveauté !
(Rires.) C’est vrai qu’au Bénin je ne marquais pas beaucoup. Ici, j’ai davantage de responsabilités. J’ai aussi la confiance de mon staff, qui m’encourage à participer davantage au jeu offensif. Je joue donc avec plus de liberté.
Avez-vous croisé d’autres joueurs béninois en Albanie ?
Oui, j’ai notamment croisé Bosco Tangada. Je pense qu’il est passé par Takunnin FC (ndlr : avec une certaine hésitation). Il a quand même évolué au Bénin. En dehors de lui, il y a également plusieurs joueurs africains venus du Nigeria, du Ghana, du Mali, de la Côte d’Ivoire et d’autres pays.
Quels sont vos rapports avec Sitatunga FC ?
Sitatunga FC reste ma seconde famille. C’est grâce au Dr Blaise DONOU que je suis aujourd’hui en Europe. À mes débuts, s’il ne m’avait pas soutenu, je ne pense pas que j’aurais tenu. Il m’appelait presque tous les jours et m’aidait à surmonter les difficultés en facilitant beaucoup de choses.
J’ai également été très heureux de le voir rejoindre la Ligue, et je profite de cette interview pour le féliciter publiquement. Je pense que le football béninois a besoin d’acteurs comme lui, des personnes qui s’investissent à tous les niveaux pour accompagner la réussite des joueurs.
Je profite aussi de cette occasion pour saluer le vice-président, le président Charles ainsi que notre kinésithérapeute, que nous avons quand même beaucoup fait travailler à l’époque (rires). Je leur souhaite une excellente saison 2026-2027.
Quelles sont vos ambitions pour la suite ?
J’aimerais évoluer dans un projet encore plus ambitieux. Avec mon agent, nous restons à l’écoute des opportunités qui pourraient me permettre de franchir un nouveau palier dans ma carrière.
Kadnel Lotsu, merci.
Merci à vous. J’en profite également pour saluer tous mes amis des différents terrains de Calavi : Saint-Louis, CEG 2 ZOCA, Persévérance, les gars du vendredi matin à la Mairie de Calavi… Je leur souhaite le meilleur.