Aucune défaite en 15 matchs, une finale atteinte… et pourtant le rêve européen s’est envolé aux tirs au but
C’est l’un des scénarios les plus cruels que le football puisse offrir. Pendant toute sa campagne européenne, Arsenal a affiché une régularité impressionnante, éliminant plusieurs cadors du continent et traversant la compétition sans connaître la moindre défaite. Mais au bout du chemin, ce n’est pas le trophée qui attendait les Gunners, mais une immense déception.
Des phases de groupes jusqu’à la finale, les hommes de Mikel Arteta ont multiplié les performances de haut niveau. L’Athletic Club, l’Atlético de Madrid, le Bayern Munich, l’Inter Milan ou encore le Bayer Leverkusen ont tous mesuré la solidité et la maturité de cette équipe londonienne.
En phase à élimination directe, Arsenal a poursuivi sa marche en avant. Le Bayer Leverkusen a été écarté en huitièmes de finale, le Sporting Portugal a résisté mais a fini par céder, tandis que l’Atlético Madrid est tombé en demi-finale après une double confrontation parfaitement maîtrisée.
Puis est arrivée cette finale tant attendue face au Paris Saint-Germain. Une finale serrée, tendue, disputée jusqu’au bout. Après un score de 1-1 au terme du temps réglementaire, tout s’est joué lors de la séance des tirs au but. Et cette fois, le destin a choisi son camp. Le PSG s’est imposé 4 tirs au but à 3, laissant Arsenal au pied du trône européen.
Les chiffres résument à eux seuls la cruauté du dénouement :
15 matchs disputés
11 victoires
4 matchs nuls
0 défaite
Un parcours exceptionnel qui aurait pu entrer dans la légende. Mais en Ligue des Champions, l’histoire ne retient généralement qu’un seul nom : celui du vainqueur.
Pour les supporters d’Arsenal FC, la frustration est immense. Voir son équipe traverser toute la compétition sans perdre le moindre match et échouer à quelques tirs au but du sacre européen laisse forcément un goût amer.
Cependant, au-delà de la déception, cette campagne confirme qu’Arsenal fait désormais partie des plus grandes puissances du football moderne européen. La marche finale n’a pas été franchie cette fois-ci, mais les Gunners ont démontré qu’ils possèdent les qualités nécessaires pour revenir encore plus forts.
Invaincus, admirés, mais pas sacrés. Une statistique aussi impressionnante que douloureuse pour un club qui continue de courir après sa première Ligue des Champions.
Marie Jurince LOKO