Après une entrée en matière qui laisse les supporters sur leur faim, un étrange parallèle ravive l’espoir d’un peuple tout entier.
Le football a parfois le don de jouer avec les souvenirs. Certaines histoires semblent écrites à l’avance, tandis que d’autres se construisent au fil des matchs, dans l’incertitude et les doutes.
Le Portugal vient de lancer sa campagne mondiale par un match nul (1-1). Un résultat qui, à première vue, n’a rien d’exceptionnel. Pourtant, pour de nombreux supporters lusitaniens, ce score réveille un souvenir particulièrement marquant.
Retour en 2016. Lors de son premier match à l’Euro, la sélection portugaise avait également été tenue en échec sur le score de 1-1. Les critiques avaient alors fusé de toutes parts. Beaucoup estimaient que cette équipe manquait de caractère, de créativité et d’ambition pour espérer aller loin dans la compétition.
Mais la suite appartient désormais à l’histoire.
Porté par une génération talentueuse et par l’inépuisable détermination de Cristiano Ronaldo, le Portugal avait déjoué tous les pronostics pour décrocher le premier titre majeur de son histoire. Un sacre inattendu qui avait fait taire les sceptiques et offert au peuple portugais une immense fierté.
Dix ans plus tard, les circonstances semblent étrangement familières. Même score lors du match d’ouverture, mêmes interrogations, mêmes critiques et, surtout, la même attente autour d’une équipe qui rêve encore de grandeur.
Bien sûr, les statistiques ne gagnent pas les matchs et les coïncidences ne garantissent aucun trophée. Mais le football se nourrit aussi de symboles, de signes et de récits capables de faire naître l’espoir.
Et puis, il y a toujours Cristiano Ronaldo. À l’approche de ce qui pourrait être l’une de ses dernières grandes aventures internationales, le quintuple Ballon d’Or continue d’incarner le rêve de millions de supporters.
Le chemin vers la Coupe du Monde reste long et semé d’embûches. Cependant, les Portugais ont déjà vécu une histoire qui avait commencé par un simple match nul.
Raison de plus pour croire que rien n’est encore écrit.
Car parfois, les plus grandes épopées naissent là où beaucoup ne voient qu’un faux départ.
Marie Jurince LOKO