Après leurs premiers pas dans cette Coupe du monde 2026, les représentants africains affichent un bilan contrasté, partagé entre promesses, regrets et ambitions intactes.
La première journée de la Coupe du monde 2026 a livré son verdict pour les dix sélections africaines engagées dans la compétition. Au terme de leurs débuts respectifs, le continent présente un bilan mitigé qui reflète toute la difficulté du plus grand rendez-vous du football mondial.
Sur les dix rencontres disputées, seules deux nations africaines ont réussi à décrocher la victoire. La Côte d’Ivoire s’est imposée avec maîtrise face à l’Équateur (1-0), tandis que le Ghana a parfaitement lancé sa campagne en dominant le Panama sur le même score. Deux succès précieux qui permettent aux Éléphants et aux Black Stars d’aborder la suite du tournoi avec confiance.
Quatre autres sélections ont obtenu un résultat nul. Le Maroc a réalisé une performance de choix en tenant en échec le Brésil (1-1), l’Égypte a résisté à la Belgique (1-1), la RD Congo a surpris le Portugal de Cristiano Ronaldo (1-1), tandis que le Cap-Vert a décroché un point précieux face à l’Espagne (0-0).
En revanche, la journée a été plus compliquée pour la Tunisie, le Sénégal, l’Algérie et l’Afrique du Sud, toutes battues lors de leur entrée en lice. Certaines défaites, notamment celles du Sénégal face à la France et de l’Algérie contre l’Argentine, sont intervenues face à des adversaires parmi les favoris du tournoi.
Au total, les représentants africains ont inscrit 7 buts contre 16 encaissés. Des statistiques qui traduisent certaines difficultés défensives mais qui ne racontent pas toute l’histoire. Plusieurs sélections ont affiché un visage séduisant et ont démontré qu’elles pouvaient rivaliser avec les meilleures nations du monde.
Plus qu’un simple bilan comptable, cette première journée laisse entrevoir une réalité encourageante : aucune équipe africaine n’a semblé hors sujet. Entre les exploits du Maroc et de la RD Congo, les victoires du Ghana et de la Côte d’Ivoire, et les promesses aperçues chez plusieurs autres nations, le continent conserve toutes ses raisons d’espérer.
La Coupe du monde est encore longue. Et comme souvent dans les grandes compétitions, les véritables enseignements ne se dessinent qu’au fil des matchs.
L’Afrique n’a peut-être pas encore frappé un grand coup. Mais elle a déjà montré qu’elle avait son mot à dire.
Marie Jurince LOKO