Le rêve d’assister à une finale de Coupe du monde semble désormais réservé à une élite. Selon des informations relayées par Goal Italia, certains billets en revente atteignent des montants totalement vertigineux, allant jusqu’à 2 millions d’euros. Une flambée des prix qui choque autant qu’elle interroge, d’autant que près de 30 % de ces transactions reviendraient à la FIFA.
Au MetLife Stadium, théâtre potentiel d’une grande finale, la situation illustre parfaitement cette dérive : impossible de trouver une place à moins de 10 000 euros sur certaines plateformes de revente. Des tarifs stratosphériques qui éloignent progressivement les supporters “ordinaires” des plus grandes affiches du football mondial.
Cette explosion des prix s’explique en partie par la spéculation autour des billets, amplifiée par la rareté et la demande mondiale. Mais elle relance surtout un débat profond : le football, sport populaire par essence, est-il en train de devenir un luxe réservé à quelques privilégiés ?
Entre passion et business, la frontière semble de plus en plus floue. Et à ce rythme, assister à une finale de Coupe du monde pourrait bientôt relever non plus du rêve… mais du privilège absolu.
Marie Jurince LOKO